Démarche
Assemblée générale 2009
Actions :




Artistes résidents :
Claire Gravrand
Claire Lardeux
Bruno Antony
Jérémie Bruand
Kallan Mounes
Frédérique Dietz
Jimmix
Julien Lefer
Anne Véro
Stéphane Persiani
Veca
Romain Gasher

Livre d'Or
Centrale 7 est :
membre du réseau
HAMAC
Centrale 7 est :
situé à Nyoiseau
Centrale 7 est :
proche d'autres lieux d'art
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Centrale 7
Ateliers d'artistes
Carreau de Bois II,
49500 Nyoiseau
email : centrale7[at]laposte.net
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Centrale 7 est
ouvert au public de Mai à Octobre
Réouverture le 15 Mai 2010
ouvert aux projets artistiques toute l'année !
Contact : 09 62 50 75 73.
Le 4 décembre, c'est la Sainte Barbara sur le calendrier. Mais aussi la Sainte Barbe, la patronne des pompiers ... et des mineurs !
Très fêtée autrefois à Nyoiseau, cette journée est encore aujourd'hui l'occasion d'un repas et de retrouvailles pour les familles des mineurs du segréen.
En hommage à ceux qui respectent cette tradition, nous publions un article de presse sorti tout droit des archives de M. Robert Goudet, ancien trésorier de l'association « Les Gueules noires ».
Cet article raconte une Sainte Barbe sous le patronnage de l'Abbé Lecoindre, le fameux « Tonton Pierre ». L'émotion est forte à la lecture car le texte relate aussi un événement
tragique survenu au cours de la soirée dansante.
6 YOURTES, UNE TENTE TIBETAINE, 60 créateurs, de nombreuses rencontres, des poignées d’oreilles attentives, des yeux époustouflés, des prises de paroles incontrôlées, des nouveautés écrasantes, un jeu de piste autour du monde en 80minutes, de l’osier et du bambou au taquet, une ambiance de fou du vin chaud et des BIOlogiques tartes au concombre, toujours sous des yourtes de plus en plus nombreuses et de toutes les tailles . Encore plus fort cette année 4 mongoles, 1 Kazakh, 1 ovale locale made in Angers (Boboss) et enfin une tente tibétaine!
Des grandes pour accueillir l’expovente aux couleurs de la récupération, du détournement et des matières
naturelles. 2 moyennes pour le « salon discutoir » fidèle au poste de la convivialité avec ses breuvages et ses assiettes. Une petite pour des instants de relaxation et de
découverte. Une tente tibétaine pour kiosque info et mise en valeur d’un artisan par weekend. Et la dernière yourte Kazakh pour les projections, débats, rencontres associatives, spectacles et
musiques. Un joyeux vrai village, avec plus d’espace pour se poser, dans un cadre déjà bucolique, avec aussi plus de chaleur, et toujours une nouvelle déco mais cette année encore avec de l’osier
et d’avantage de bambou.
Pour plus d'infos sur Bazar Divers, consulter leur blog en cliquant ici
Pour avoir accès directement à toute la programmation, cliquez ici
Cette année, les artistes de Centrale 7 participent à Bazar Divers. Retrouvez leurs créations à petits prix sous les
yourtes à partir du 2 décembre...
Quelques images de la visite du Musée de l'Ardoise de Renazé du 23 Octobre dernier ;
photos prises par des membres de Centrale 7.
Inauguré en 1984 sur le site de Longchamp à Renazé, ce Musée est aujourd'hui reconnu comme Musée de France
Nous étions accueillis par Étienne Noël et Nicole Fossé, tous deux bénévoles de l'association du Musée.
Participaient des membres d'autres association concernées par les lieux d'extractions : Fer et Métallurgie, L'Ardoise, les Forges de la Hunaudière, Association Villages et Patrimoine entre Loire et Vilaine, Galene...
Et c'était une journée de travail !
A l'agréable -la découverte d'un site, de ses machines, de son histoire- s'était joint l'utile : la construction d'une fédération d'acteurs de la valorisation des sites
miniers.
et pour une version live de L’Autre Radio, 100% direct , rendez-vous est donné ce week end près de Chateau-Gontier (53) car L’Autre Radio fête son 1er anniversaire durant 2 jours "non
stop en public".
C'est : Samedi 12 décembre à partir de 14h et dimanche 13 décembre dès 9h à la salle polyvalente de AZE.
Pour cette fête d'anniversaire : Concerts /
Spectacles jeune public / Emissions / Espace sonore privilégié / Bal Musette !
Tout le détail en cliquant ici
Merci à Théophane Gillois qui nous laisse de bien belles traces visuelles de la soirée de clôture.
Le diaporama (de quelques unes) de ses photos est visible en cliquant ici
4eme épisode de la Série sur l'Art en Friche
En savoir plus sur l'Art en Friche ? cliquez ici
Témoignage de Schurder, artiste résident du collectif Art Cloche
A l'aube des années 80, une poignée d'artistes fauchés décidèrent de conquérir Paris afin de réaliser leur grand rêve - Que Paris redevienne la capital de l'art -
Comme dans toute grande idée il y a toujours quelque chose qui cloche - Ils prirent le nom d'ART -CLOCHE.
Et voici leur histoire.
Le soir est triste et froid -
La lune solitaire donne comme à regret ses rayons à la terre Le vent de la ville jette un cri déchirant -
Le flot de l'art semble une voix qui pleure -
Et la cloche des musées fait vibrer d'exposition en exposition 8Dans le ciel nuageux son glas de fin de règne -
C'est le 1er Novembre -
Au fond de l'atelier on entend chaque artiste affûter ses pinceaux.
C'est sur cette terre de désolation qu'à l'aube des années 80 une poignée d'artistes fauchés décidèrent de conquérir Paris -
Armés de leurs boîtes de couleurs ils montèrent à l'assaut de la capitale endormie
Cet art nomade de l'urgence - du quotidien - de la place publique -de la vie de tous les jours.
Où le bien et le mal se retrouvent et s'affrontent
Où l'amour et la haine se rencontrent et s'accouplent Où la joie et la peine s'expriment et communient Où le beau et le laid s'aiment et s'unissent
Car
Tant qu'y'a d'la CLOCHE - y'a d'la vie Tant qu'y'a d'l'ART -CLOCHE - y'a d'l'espoir
Descendant de leurs lointaines montagnes - Animés de leur amour de l'art (ils arrivèrent de partout.
Pékin - Moscou - Shanghai - Minsk - Venise - Meknès - Montréal - Rome - Berlin ÀNew-York - Porto - Bordeaux - Bourgogne -
Ils s'appelaient- Pawlowski - Starck - Schurder - Lolochka - Saban - Milovskaya - Yankel Pilar- Yane- Barbanti - Shigéo - Leuk - Smimoff-Till - Zbona
D'autres beaucoup d'autres vinrent les rejoindre.
Cette avant-garde sauvage des années de détresse apporta un souffle salutaire et salvateur à l'art formolé de ce siècle déclinant -
Ils révolutionnèrent l'art de la pratique artistique par le squatt Vomissant artistiquement le désespoir dans lequel se trouve l'artiste - Obligé d'occuper un espace pour travailler.
A l'insécurité de sa condition - s'ajoute l'inquiétude pour sa production qui peut être détruite du jour au lendemain - Chaque oeuvre esquissée est une oeuvre en péril qu'il doit protéger -Ils envahirent les friches industrielles et urbaines les transformant en palais mystérieux
abritant d'inquiétantes expositions.
Ils clouaient - collaient - liaient - assemblaient - les restes - rebuts de notre société industrielle crucifiant les vieilles gloires embaumées de nos musées catacombes Ainsi fleurirent dans ce Paris fossilisé sur les ruines glorifiées de nos cadavres exquis des ateliers - des galeries des expositions aux concepts les plus incongrus les uns que les autres.
Ils posèrent les fondations d'un nouvelle art qu'ils baptisèrent ART -CLOCHE au nom de la liberté et de l'amour
Tant qu'y'a d'la CLOCHE y'a d'la vie Tant qu'y'a d'l'ART -CLOCHE y'a d'l'espoir
VIE D’ARTISTE
Je vais quelque peu écorner cette image d'EPINAL que vous avez de la vie d'artiste mais que voulez-vous l'ART ce dernier bastion de liberté qu'il nous reste ---- Alors protégeons -le.
Je me vois dans l'obligation d'abandonner ce tableau -je ne puis plus le nourrir -
Tout a commencé il y a quelque temps - Bien peinard dans mon atelier-je rêvassais sur la Schair et le Sang de mes victimes- Quand une faim lancinante sournoisement installée depuis quelques jours
importune ma rêverie Un plein d'puces passant par là je louche lorgne le soupèse de désir et d'envie d'un coup bref rapide l'envoie sur la croix rejoindre son grand frère
Comme la peinture ça s'bouffe pas et qu'ça sert à rien j'l'apprête en civet et calme ainsi ma faim - Ma foi il n'avait pas si
mauvais goût il était assez consistant même et collait bien à l'estomac -Je me fis ainsi une nouvelle santé et au cours des semaines -- tous ses petits amis Y passèrent - Comme les têtes y'a rien à bouffer d'dans --J'les abandonnais dans des boîtes aux lettres - récupérées sur les chantiers de démolition- Chacune d'elles finit bientôt par recevoir une petite tête saignante j'en avais une dizaine quand ma voisine du dessus vint frapper à ma porte...
Monsieur -- qu'elle m'fait -- vous n'auriez pas vu mon mignon - Il a disparu depuis quelques jours et impossible de le
dénicher- Non M'dame - que j'lui fais - j'ai pas vu votre mignon- Ah bon qu'elle m'fait s'cusez-moi d'vous avoir dérangé -
De rien qu'j'lui réponds- Merci - qu'elle m'fait.
Mais je voyais bien que ma nouvelle santé la turlupinait - Moi qui depuis des années traînais une anémie boutonneuse pas très réjouissante et reposante voilà que tout à coup -- sans autre revenu que mes médiocres ventes -- je me mets à refleurir et à prendre du poil de la bête sans héritage ni amélioration de situation -
ça d'vait les faire jaser les mémés du quartier surtout que j'n'reçevais jamais de visite - seulement leurs petits pleins
d'puces et un à un leurs mignons avaient disparu - j'avais peur qu'elles se mettent à fouiller mes poubelles- aussi je me résignais à bouffer les os - je sentais bien que l'on m'épiait et j'en vins à ne plus sortir du squatt tellement j'étais pas tranquille - moi qui ne dérangeais personne et dont le seul crime était de bouffer du chat au lieu de lapin - de cochon - ou de vache enragée me voilà réduit à la vie d'ermite -alors que je n'ai aucune disposition pour ces trucs là -
Un incident banal me fit sortir de ma retraite et - sans prendre garde -je m'éloignais de l'atelier le laissant sans surveillance
-C'est ce moment rêvé -tant attendu par ma voisine qui fit mon malheur - ELLE - profitant de mon absence poussa la porte et fureta au hasard de sa curiosité
Lorsqu'elle ouvrit la première boîte aux lettres elle ne s 'attendaitpas - là-dedans - à retrouver son mignon - et elle
retrouva aussi les pleins d'puces-de ses copines Alors elle gueula elle gueula si fort qu'elle ameuta tout le quartier et elle gueula qu'elle le reconnaissait bien là son plein d'puces - et que c'était un crime - et qu'on l'avait bouffé son mignon - et que j'étais un salaud un sadique un dégueulasse on devrait me faire la même chose une charogne j'étais - et la petite d'en face qu'avait disparu - certainement qu'on la retrouverait aussi - coupée en petits morceaux - dans mes petites boîtes -
Revenant sans méfiance - quand je vis tout ce monde devant ma porte - que j'entendis tous ces hurlements - je compris assez vite surtout que ça gesticulait et bousculait dur là devant
je sauvai quelques tableaux que j'abandonnai au hasard des rencontres - vu qu'on ne me laissera pas tranquille tant que je boufferais du chat à la place de vache enragée - pourtant - je ne fais de mal à personne - je n'embête pas les gens - je les laisse bien tranquille avec leurs grandes affaires et petits commerces -
C'est ainsi que je perdis mon quatrième atelier et que je m'exilai à Saint -Germain des Prés,
SCHURDER